Institut Méditerranéen d’Océanologie
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Ecole de modélisation numérique : une grande première !

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Du 19 au 23 avril 2018, s’est tenue la toute première école de modélisation numérique organisée à Sidi Bousaïd par Cristele Chevalier, chercheure MIO-IRD et nos partenaires français et tunisiens.

Dans le cadre de sa mission de renforcement des capacités de recherche au Sud, les chercheurs de l’IRD, en partenariat avec leurs partenaires français et tunisiens, ont organisé la toute première école de modélisation numérique en océanographie. L’objectif ? Faire découvrir aux 19 étudiants et doctorants de France, de Tunisie mais aussi à ceux venus de Taïwan, l’outil de simulation le plus utilisé et indispensable pour la compréhension et la prévision de phénomènes océanographiques.

L’hétérogénéité du groupe, composé de formateurs, de 3 assistants sénégalais et tunisiens et d’étudiants d’origines et de parcours différents (biologistes, océanographes, mathématiciens, chimistes..), a favorisé les interactions et a permis de créer une vraie atmosphère propice à l’échange et à l’apprentissage. « Au début de la formation, nous avons créé des binômes d’étudiants de nationalités mais aussi de domaines d’étude différents afin d’enrichir les échanges » explique Cristele Chevalier, formatrice, chercheure à l’IRD et à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO).

Pour Mélanie Ourgaud, post-doctorante au MIO, la formation était « accessible » et précise : « je ne suis pas physicienne mais biologiste mais pendant cette formation, j’ai appris à dialoguer avec eux, à comprendre leur domaine et leur spécificité d’étude ».

L’enseignement était varié mêlant cours théoriques, exposés sur les différents modèles de modélisation, ainsi que des travaux pratiques sur ordinateurs. Même si le programme était « long et difficile, les étudiants ont su rester attentifs tout au long de ces 5 jours de formation. Certains ont même proposé de faire des exposés ! » note Christel Pinazo, enseignante chercheure à l’université Aix-Marseille et membre du MIO.

« Nous avons abordé différentes thématiques de travail qui n’avaient rien à voir avec mon domaine d’étude. Mais pendant cette école, j’ai appris avec les formateurs mais aussi avec les autres étudiants. Au final, pendant cette formation, nous avons tous été complémentaires » résume Kaouther, doctorante à la Faculté des Sciences de Bizerte.

Une expérience à renouveler ?

A cette question, formateurs comme étudiants vous répondront sans hésiter : oui ! Certains vous diront même qu’ils auraient aimé un jour de formation de plus, quand d’autres espèrent se retrouver pour une école de modélisation 2 comme Mélanie qui, enthousiaste, lance à ces collègues tunisiens « la prochaine fois, ça sera chez nous ! ».

Plus qu’une simple formation, la cohésion de groupe créée tout au long de cette semaine a permis aux jeunes chercheurs d’envisager d’ors et déjà des projets communs, à certains d’élargir ou spécialiser leurs travaux, et à d’autres de confirmer leur passion et leur envie de transmettre davantage leur connaissance de la modélisation numérique. « Maintenant, je peux envisager un nouvel outil de recherche pour poursuivre ma thèse. J’ai beaucoup discuté avec les biologistes et cela a enrichi mes connaissances. Peut être que nous arriverons même à croiser certaines de nos données ! » conclu Kaouther.