Institut Méditerranéen d’Océanologie
Accueil du site > Agenda > La Recherche ailleurs > Le paradoxe du climat de l’Ordovicien résolu par modélisation numérique

Le paradoxe du climat de l’Ordovicien résolu par modélisation numérique

Version imprimable de cet article

Contemporaine de la première extinction de masse du Phanérozoïque (542 derniers millions d’années), la glaciation ordovicienne ( 445 Ma1) a marqué l’histoire de notre planète. Si de nombreux indices indirects suggèrent la présence de glaces sur les continents dès l’Ordovicien Moyen Darriwilien ( 470 Ma), expliquer la croissance d’une calotte glaciaire reste problématique car, à cette époque, les températures océaniques tropicales semblaient dépasser 30°C. En utilisant un modèle numérique de climat prenant en compte les rétroactions entre l’atmosphère, l’océan et les glaces continentales, une équipe de chercheurs européens, dont des chercheurs du LSCE (CEA-CNRS-UVSQ-Paris Saclay, IPSL) et de l’IPGP (CNRS, Paris Diderot, USPC), a proposé la première simulation de la mise en place de la glaciation cohérente avec les données géologiques. Ils suggèrent qu’une première calotte glaciaire aurait pu croître sous un climat relativement chaud dès l’Ordovicien Moyen (Darriwilien), sans nécessairement laisser de trace visible dans le registre isotopique, avant de s’étendre jusqu’aux tropiques au cours du refroidissement climatique de l’Ordovicien terminal (Hirnantien). Ces résultats viennent d’être publiés en ligne dans la revue Paleoceanography.

Voir en ligne : En savoir plus