Institut Méditerranéen d’Océanologie
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Les sols gelés : possible chaînon manquant pour expliquer l’évolution glaciaire-interglaciaire du CO2 atmosphérique

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Une équipe de chercheurs français du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE/OSUG, CNRS / UGA), du laboratoire Environnements et paléoenvironnements océaniques (EPOC/OASU, Université de Bordeaux / CNRS) et du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE/IPSL, CNRS / CEA / UVSQ) a modélisé pour la première fois l’évolution temporelle des sols gelés à l’échelle globale et les transferts de carbone associés dans le contexte de la dernière transition climatique glaciaire-interglaciaire. Leurs travaux s’appuient sur un modèle simplifié du système Terre auquel ils ont couplé un module spécifiquement développé pour représenter les sols gelés. En évaluant ce modèle au regard notamment des données issues des carottes de glace (concentration en CO2 et rapport isotopique 13C/12C du CO2), leur étude pointe le dégel de ces sols en début de déglaciation comme le possible responsable de la première phase d’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Le même modèle utilisé dans le contexte du changement climatique du XXIe siècle indique une possible amplification de 10 à 40 % du réchauffement climatique en raison de ce couplage entre climat, dégradation des sols gelés et transfert de carbone de ces sols vers l’atmosphère.

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