Institut Méditerranéen d’Océanologie
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UNESCO : rapport mondial sur les sciences océaniques

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Les sciences océaniques peuvent être qualifiées de "mégasciences" car elles mobilisent "un personnel nombreux et des moyens lourds et coûteux", souligne l’Unesco qui publie le 8 juin 2017 un "rapport mondial sur les sciences océaniques". Ce"premier inventaire" de l’état des recherches en ce domaine propose plusieurs pistes d’action, dont "explorer et encourager les modèles de financement nouveaux". Les moyens dont disposent les sciencesocéaniques dépendent en effet "très largement desfonds publics nationaux" (plus de 70 % en moyenne), qui sont "soumis aux fluctuations liées à la conjoncture". La coopération internationale estégalement à encourager, préconise le rapport, tout comme le soutien aux centres de données
océanographiques et la promotion du libreaccès aux données. La France fait partie des pays qui consacrent les budgets les plus importants à la science océanique

Que sont les sciences océaniques ?
Elles "comprennent toutes les disciplines de recherche liées à l’étude de l’océan : physique, biologie, chimie, géologie, hydrographie, sciences de la santé et sciences sociales, ainsi quegénie, sciences humaines et recherches multidisciplinaires sur les liens entre les êtres humains et l’océan".
"Les sciences océaniques coûtent cher", constatent l’Unesco et sa commission
océanographique intergouvernementale, qui livrent le 8 juin 2017 un "rapport mondial sur les sciences océaniques", visant à dresser un "premier inventaire" de l’état des recherches en ce domaine dans le monde et à proposer des "pistes d’action". Ces sciences relèvent en effet dece que le rapport appelle les "mégasciences", au sens où elles nécessitent "un personnel nombreux et des moyens lourds et coûteux" : 784 stations marines, 325 navires de recherche (dont 18 en France, 8e flotte mondiale) et plus de 3 800 flotteurs Argo sont ainsi recensés